Rencontre de madame Michele Agniel avec les élèves de terminale.

Dans le cadre d’accroche ta vie à une étoile nous avons pu découvrir la vie d’une femme qui a connu les vicissitudes de l’occupation allemande et les horreurs du camp de concentration de Ravensbrück.

Madame Agniel nous a raconté comment les choix de sa jeunesse ont marqué sa vie à jamais et lui ont fait vivre une vie extraordinaire ou l’indicible prend place et où il faut réapprendre à vivre pour laisser place à l’ordinaire.

En effet alors qu’elle était élève au lycée Hélène Boucher à Paris   son père aidait des gens à se cacher et à circuler vers la zone libre. Travaillant à la mairie il avait accès à certains tampons et documents. C’est donc naturellement que cette jeune fille de 16 ans participait aux activités familiales de résistance. Ce choix de résister a été pris un jour alors que la famille rentrait de province où ils avaient un temps fuit Paris qui avait été envahi par l’armée Allemande en découvrant les drapeaux qui recouvraient les bâtiments et les soldats qui occupaient chaque coin de rue le choc fut si grand que la France ce ne pouvait être cela !

Les activités de madame Agniel étaient d’aller chercher des tracts dans différents endroits de l’ile de France, de loger des aviateurs, de distribuer les tracts et de coller des affiches. L’insouciance de la jeunesse, l’envie de braver certains interdits et l’amour de Paris et de la France furent pour elle des moteurs dans cette lutte contre l’ennemi.

La famille fut arrêtée à son  domicile : les Allemand attendaient chacun à son retour de l’école ou du travail. Le frère de madame Agniel n’apas été arrêté et elle le retrouvera à son retour. Madame Agniel a été emmené avec sa maman et est toujours restée avec elle que ce soit à Fresnes (prison ou la torture quotidienne pour démanteler les réseaux était pratiquée)  ou elles ont séjourné un temps ou après à Ravensbruck. C’est d’après madame Agniel ce qui leur a permis de vivre et c’est ce qui l’a sauvé car quoi de plus protecteur qu’une maman qui aurait donné sa vie pour sa fille.

C’est avec un regard de compassion qu’elle nous a parlé de ce qu’elle a pu vivre en camp. Le voyage de l’horreur dans un wagon à bestiaux ou la chaleur, les odeurs et la faim les emportaient déjà tellement loin. Aucun mot de haine pour décrire ses geôliers et « la vie » qu’elle subissait entre le travail exténuant, le peu de nourriture, les appels sans fin et l’humiliation à chaque instant ou presque. Le ton presque rocambolesque pour nous décrire la libération du camp  nous ont permis de découvrir une grande dame qui donne à chacun une leçon d’histoire et une leçon de vie.

Son témoignage tellement vivant nous permet de comprendre cette phrase écrite sur le fronton du mémorial de la déportation « Pardonne mais n’oublie pas ».

Merci Madame pour cette journée ou les mots j’espère nous préserverons de certains maux.

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